
Rendement des agro-écosystèmes pendant la transition vers
la production céréalière certifiée biologique
Kathleen Delate a, *
et Cynthia A. Cambardella b
Résumé
Le Farm Bill de 2002 prévoyait des mesures d’encouragement
en vue de soutenir la transition de la production conventionnelle à
la production certifiée biologique. Cela a permis de formuler des
recommandations fondées sur la recherche afin de proposer des rotations
de cultures qui donnent lieu à des rendements élevés,
fournissent des céréales de qualité, et assurent
la fertilité adéquate du sol pendant la transition.
Nous avons comparé en parallèle des systèmes biologiques
et conventionnels de production de variétés identiques pendant
une période de transition de 3 ans et une 4e année de rotation
totale de maïs (Zea mays L.) / soja [Glycine max (L.)
Merr.] / avoine (Avena sativa L.) / luzerne (Medicago
sativa L.) biologiques afin de déterminer la rotation comportant
les risques les moins élevés pendant la transition.
Pendant la période de transition, les rendements des champs de
maïs bio cultivé sur le site de recherche agro-écologique
à long terme de Neely–Kinyon à Greenfield (Iowa) étaient
équivalents aux rendements du maïs conventionnel. La 4e année,
le rendement du maïs bio de 8,1 tm ha–1 dans la plus longue
rotation a été supérieur à celui du maïs
non biologique (7,1 tm ha–1) dans la rotation conventionnelle maïs–soja.
Les rendements du soja bio et non bio ont été les mêmes
pendant les 3 années de transition. La 4e année, le rendement
du soja bio (3,0 tm ha–1) a dépassé celui du soja
non bio (2,7 tm ha–1). L’évaluation de la fertilité
du sol avant et après la récolte a montré une réaction
positive à l’épandage de fumier, mais on a observé
peu de différences entre les systèmes culturaux.
D’une année à l’autre, les peuplements de graminées
adventices et de dicotylédones ont varié selon les systèmes,
avec une incidence jugée négligeable. Les peuplements de
pyrales du maïs (Ostrinia nubilalis) et de chrysomèles
du haricot (Cerotoma trifurcata) étaient similaires pour
les deux systèmes et sans effets sur les rendements.
Il est donc possible de produire avec succès des céréales
pendant les 3 années transitoires vers la production biologique;
d’autres avantages économiques peuvent être obtenus
grâce à une rotation étendue des cultures.
a) Dep. of Hortic. and Dep. of Agron., Iowa State Univ.,
Ames, IA 50011
b) USDA-ARS Natl. Soil Tilth Lab., 2150 Pammel Drive,
Ames, IA 50011-4420
* Auteure-ressource : kdelate@iastate.edu
Source
Publié dans l’Agronomy Journal, no 96, 2004, p.1288-1298.
© American Society of Agronomy
677 S. Segoe Rd., Madison, WI 53711 USA
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