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Peut-on garder le contrôle des transgènes?

Michelle Marvier 1 et Rene C Van Acker 2

Résumé
Les débats entourant les avantages et les risques associés aux cultures génétiquement modifiées (OGM) doivent tenir compte de deux réalités :

  1. le déplacement des transgènes au-delà de leurs destinations premières est une quasi-certitude;
  2. il est peu probable que les transgènes puissent être récupérés une fois qu’ils se sont échappés.
    Les transgènes s’échappent par le biais des déplacements de pollens et de graines, et ce d’autant plus qu’on assiste à un nombre croissant d’incidents liés à des erreurs humaines.

Il est essentiel de reconsidérer nos politiques de gestion des risques et nos hypothèses en matière de confinement et de sécurité biologique, puisqu’on procède déjà à l’introduction de gènes codants pour l’obtention de protéines pharmaceutiques et industrielles dans la deuxième génération de cultures vivrières génétiquement modifiées.

La gestion des risques, aussi bien conçue soit-elle, peut être déjouée par l’erreur humaine –– une réalité trop souvent sous-estimée dans la plupart des analyses de risques portant sur les cultures génétiquement modifiées.

Par conséquent, nos évaluations du risque devraient partir du principe que quel que soit le transgène étudié, il est fort probable qu’il s’échappera.

 


1 Biology Department and Environmental Studies Institute, Université de Santa Clara (Californie) : mmarvier@scu.edu
2 Département des sciences végétales, Université du Manitoba, Winnipeg (Man.), Canada.

Tiré de Frontiers in Ecology and the Environment, Vol. 3, no 2, 2005, p. 99-106.
L’article complet est disponible avec la permission de Frontiers

 

 

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