
De la pérennité écologique de l'agriculture biologique
Ann E. Clark, Jennifer Sumner et Karen Maitland
Plant Agriculture and Rural Studies Program
Université de Guelph et Ecological Farmers Association of Ontario
La question est de déterminer dans quelle mesure les pratiques agricoles
biologiques se rapprochent des processus naturels et sont, par conséquent
pérennes du point de vue écologique. Entre 2001 et 2003, 12 fermes biologiques
ontariennes ont été évaluées chaque année à l'aide de sondages comportant
9 indicateurs de durabilité écologique, ou IDE (2 sur les sols, 3 sur
la biodiversité et la lutte antiparasitaire intégrée, 2 sur le cycle des
éléments nutritifs, 2 sur la consommation d'énergie). Ces paramètres ont
été sélectionnés parce qu'ils sont liés à des enjeux fondamentaux, parce
qu'ils sont faciles à évaluer et ne nécessitent pas d'analyses ou d'équipements
dispendieux, ni de connaissances techniques pointues.
Les indicateurs de durabilité écologique ont été calculés globalement
par type de ferme dans l'ordre suivant : pâturage > cultures/bétail >
fermes horticoles, ce qui a donné un résultat moyen de 96, 58 et 41 %
des points potentiels, respectivement. La tendance observée au chapitre
des scores globaux était, de manière générale, similaire aux tendances
documentées en ce qui a trait à la matière organique contenue dans le
sol de ces exploitations, à savoir : 6,3 % (n = 5) dans
les exploitations à pâturage, contre 3,8 % et 4,1 % pour les
fermes de cultures (n = 39) et les fermes horticoles (n = 30),
respectivement. L'incidence de ces résultats sur la conception de fermes
écologiquement rationnelles dans le bassin des Grands Lacs fait également
l'objet d'une discussion.
Auteur ressource : Ann Clark eaclark@uoguelph.ca
Présentation intégrale
(In English)
Publié en avril 2007
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