
Le délai optimal pour autoriser les résultats de la biotechnologie
: exemple tiré de l'industrie canadienne du blé
Hartley Furtan, Richard Gray et Jeff Holzman, Université de la
Saskatchewan
Résumé
Le Canada doit décider s'il doit homologuer le blé de printemps
génétiquement modifié (GM) mis au point par Monsanto
inc. L'introduction de ce type de blé GM permettrait l'utilisation
de l'herbicide à large spectre et peu coûteux Roundup. Cependant,
deux inquiétudes importantes entourent la décision d'homologuer
le blé GM.
Premièrement, il existe une incertitude au sujet de l'impact qu'aura
le blé GM sur la demande pour le blé canadien. Certains
pays importateurs comme le Japon et l'Union européenne qui achètent
du blé de printemps canadien de grande qualité ont déjà
affirmé qu'ils n'achèteront pas de blé GM.
Deuxièmement, une fois la technologie du blé GM relâchée
dans l'environnement, la récupération de tous les gènes
nouveaux engendrerait des coûts substantiels. Autrement dit, la
technologie est irréversible.
Nous démontrons ici qu'il est logique d'attendre avant d'autoriser
la culture du blé GM en raison de l'incertitude qui existe concernant
le rapport coûts-bénéfices de cette technologie et
le caractère irréversible de la décision de l'homologuer.
Auteur-ressource : Hartley Furtan furtan@duke.usask.ca
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