
Apprentissage d’une agriculture durable et de proximité
en Alberta
Karsten Mündel
Université de l’Alberta
Campus d’Augustana
kmundel@augustana.ca
Résumé
De nombreux agriculteurs et consommateurs s’entendent pour dire
que le système agroalimentaire actuel présente de multiples
failles. L’une des plus profondes est ce que l’on appelle
la distanciation (Kneen, 1993) : la distance croissante, tant physique
que psychosociale, qui sépare aujourd’hui la culture des
aliments de la consommation que l’on fait de ces derniers.
Devant cet état de fait, nombre d’agriculteurs se tournent
vers l’apprentissage de pratiques agricoles locales et durables.
Ces fermiers, qui pratiquaient auparavant un type d’agriculture
conventionnel¬ –¬ recours aux herbicides, aux pesticides,
aux produits pharmaceutiques et à une panoplie d’autres substances
chimiques caractéristiques de l’agriculture dite moderne
– cultivent désormais des aliments qui contribuent à
résoudre un grand nombre de problèmes inhérents au
système agroalimentaire hégémonique.
Cette recherche, qui s’appuie sur des entrevues menées auprès
de fermiers albertains pratiquant une agriculture durable (Mündel,
2007), semble indiquer qu’une approche volontairement antihégémonique
peut avoir un impact majeur sur la création et le renouvellement
d’un système agroalimentaire durable.
Cet article donne un aperçu de certains aspects relatifs à
la distanciation prévalant dans le système agroalimentaire
actuel, des méthodes de l’étude ainsi que des commentaires
et réflexions de fermiers de l’Alberta sur l’agriculture
durable et de proximité.
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Affiché en octobre 2007
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