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La production biologique dans les régions semi-arides :
L’étude sur les cultures alternatives à Scott (Sask.)

Stewart Brandt, Agriculture et Agroalimentaire Canada, Scott (Sask.)

L’étude sur les cultures alternatives a été amorcée en 1994 dans la région de prairie mixte humide de la Saskatchewan. Les cycles de rotation durent six ans et comprennent un système à faible diversité fondé sur le blé, un système de céréales annuel diversifié, et un système diversifié comprenant des vivaces (bien que l’établissement des cultures vivaces et bisannuelles ait posé problème). Chaque rotation a lieu dans des conditions biologiques, à intrants élevés et à intrants réduits.

Les rendements des systèmes biologiques étaient inférieurs à ceux des autres systèmes. L’eau était le principal déterminant des différences de rendement entre les années. Beaucoup des dernières années ont été caractérisées par des précipitations nettement réduites. L’apport d’azote et l’intensité de la concurrence des mauvaises herbes étaient des déterminants importants du rendement. L’abondance des mauvaises herbes dans les parcelles biologiques était supérieure à celle des parcelles à intrants importants au cours de certaines années, comme 1998, mais inférieure au cours d’autres années, comme 2000. L’utilisation d’engrais vert une année sur trois peut ne pas fournir suffisamment d’azote pour combler les besoins des cultures. On a trouvé dernièrement que les teneurs en phosphore disponible pourraient être importantes.

Une analyse économique a révélé que les rendements nets du « système complet » étaient maximaux pour le système biologique si les primes biologiques étaient réalisées pour 50 % des cultures ou plus. Les systèmes biologiques avaient aussi la meilleure efficacité énergétique.

Le bilan de l’azote était positif si une légumineuse était semée une année sur deux, mais pas si elle était semée une année sur trois. Les teneurs en phosphore posaient problème en raison d’un bilan constamment négatif. Le potentiel d’érosion, mesuré par la portion de la terre non couverte par des résidus, était maximal dans le système biologique en 2003, car la plus grande partie des résidus était mangée par des sauterelles.

Coordonnées
Stewart Brandt, Ferme de recherche Scott, autoroute 374, C.P. 10
Scott (Saskatchewan) S0K 4A0 CANADA
Courriel : brandts@agr.gc.ca

Janvier 2007

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