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Percée avantageuse pour les consommateurs dans le domaine de la pomme de terre biologique

Diffusion : 6 janvier 2005

Les consommateurs européens bénéficient aujourd'hui d'une plus grande variété de pommes de terre biologiques à prix abordables, grâce aux chercheurs qui ont mené à terme une vaste étude internationale.

Plusieurs cultivars de pommes de terre biologiques aux goûts et aux particularités diversifiés sont désormais proposés aux consommateurs européens pour la première fois. 

Dans le cadre d'une étude européenne dirigée par le Nafferton Ecological Farming Group de la University of Newcastle upon Tyne, on a découvert jusqu'à dix cultivars de pommes de terre capables d'être cultivés sans engrais ni pesticides chimiques tout en étant particulièrement résistants au mildiou, une maladie fongique mortelle. La plupart de ces cultivars sont disponibles depuis peu dans les étalages des épiceries partout en Europe. 

Dans le cadre de cette étude, un « compost sur mesure » a été mis au point et a permis d'accroître le rendement des pommes de terre de l'ordre de 40 %. L'étude visait également l'évaluation de nouvelles stratégies de gestion efficace des cultures. Les résultats de l'étude, baptisée « Blight-MOP » et englobant 13 pays européens, seront présentés aujourd'hui dans le cadre d'une conférence de presse donnée à Newcastle par la Soil Association et la University of Newcastle upon Tyne.

Un des principaux objectifs de cette étude consistait à encourager un plus grand nombre de consommateurs et de producteurs à se tourner vers les aliments biologiques. À l'heure actuelle, seulement 4 % des consommateurs achètent des légumes biologiques. Au nombre des cultivars de pommes de terre biologiques nouvellement disponibles, notons deux variétés écossaises : la Eve Balfour et la Lady Balfour, toutes deux développées par le Scottish Crop Research Institute et actuellement disponibles sur les étalages partout dans le Royaume-Uni. D'autres exemples incluent une pomme de terre violette originaire de Hongrie. 

Les consommateurs peuvent dépenser jusqu'à deux fois plus d'argent pour des pommes de terre biologiques comparativement aux autres cultivars. Les producteurs biologiques n'utilisent aucun engrais ni pesticide chimique, ce qui veut dire que, pour une superficie donnée, les récoltes sont moins importantes comparativement aux cultures conventionnelles. Les principaux outils dont disposent les producteurs biologiques pour lutter contre le mildiou (maladie très difficile à contrôler et responsable d'une famine généralisée au Royaume-Uni dans les années 1840) sont les traitements de pulvérisation à base de cuivre minéral, lesquels ne sont pas appréciés des consommateurs. 

Les chercheurs ont mis au point certaines stratégies de gestion du mildiou qui permettraient aux producteurs d'abandonner les traitements au cuivre sans pour autant sacrifier une partie de leur récolte. Selon le professeur Carlo Leifert, directeur du Nafferton Ecological Farming Group à la Newcastle University : « Jusqu'à aujourd'hui, il était difficile de trouver des cultivars de pommes de terre  adaptés à la culture biologique tout en étant résistants au mildiou. Nous avons cherché longtemps avant d'en arriver à ces résultats. »

« Du point de vue européen, il n'existe pas de panacée aux problèmes de l'agriculture biologique. Par exemple, un cultivar de pomme de terre qui serait apprécié en Suisse pour la confection de la tartiflette ou des rösti, ne plaira pas nécessairement aux consommateurs anglais qui préfèrent les pommes de terre au four, en purée ou frites. Le projet Blight-MOP a essentiellement permis de faire en sorte que les pommes de terre biologiques soient bientôt plus largement distribuées, de qualité égale ou supérieure aux pommes de terre conventionnelles et à un prix se rapprochant de ces dernières. »

« Nous serons alors en mesure de promouvoir le choix santé - c'est-à-dire biologique - auprès des consommateurs et des producteurs, poursuit le professeur Leifert. Les leçons que nous avons apprises grâce à cette étude peuvent être appliquées à la production d'autres légumes biologiques. »

Patrick Holden, directeur de la Soil Association, ajoute : « Les résultats de cette étude sont encourageants pour les producteurs et les consommateurs. La culture de la pomme de terre biologique présente de nombreux de défis, et nous espérons que ces cultivars résistants au mildiou permettront aux agriculteurs biologiques du Royaume-Uni de produire plus de pommes de terre, ce qui réduirait le recours à l'importation. Nous sommes heureux que les supermarchés reconnaissent les difficultés inhérentes à la production de pommes de terre biologiques et donnent une place de choix aux nouveaux cultivars dans leurs étalages. »

INFORMATION MÉDIATIQUE
Claire Jordan, Service de presse, University of Newcastle upon Tyne
Téléphone : + 44 (0) 191 222 6067/7850
Courriel : press.office@ncl.ac.uk

 

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