
Réaction de la culture aux applications de phosphore durant
la saison actuelle ou antérieure en fonction de l’assolement
et du travail du sol
C. A. Grant, M. A. Monreal, R. B. Irvine, R. M. Mohr, D. L.
McLaren, et M. Khakbazan
Résumé
Pendant quatre ans, les auteurs ont procédé des études
sur le terrain, à deux endroits de l’ouest du Manitoba,
au Canada, afin d’évaluer l’incidence des pratiques
de gestion des engrais phosphatés (P) sur la croissance de la
culture, selon la méthode de travail du sol dans le cadre d’un
assolement de deux ans.
Dans le premier volet de l’assolement,
ils ont fait pousser du canola (Brassica napus L.), une culture
sans mycorhizes, et du blé de printemps (Triticum aestivum L.),
une culture avec mycorhizes, apre`s travail classique (CT) ou travail
réduit
(RT) du sol et application de 0, de 11 ou de 22 kg de P par hectare sous
forme de phosphate d’ammonium diacide (MAP). Lors de la deuxième
phase de la rotation, ils ont ensemencé du lin (Linum usitatissimum L.)
après le blé ou le canola, avec application de 0 ou de
11 kg de P par hectare sous forme de MAP.
L’application de phosphore
accroît la biomasse en début de saison, la concentration
de P, l’accumulation de P par le canola et le blé, et le
rendement grainier du canola. La méthode de travail du sol n’a
aucun effet cohérent sur la croissance, la concentration de P,
l’absorption de P ni le rendement grainier du canola ou du blé ;
il n’existe non plus aucune interaction entre les applications
d’engrais et le type de travail du sol. La production de biomasse
au début de la saison et le rendement grainier du lin sont relativement
peu affectés par les engrais P, qu’ils soient appliqués
la saison antérieure ou la même saison, bien qu’on
note une augmentation de la concentration de P au début de la
saison et de l’accumulation de P quand le lin est fertilisé avec
l’engrais phosphaté.
Parmi les facteurs évalués
dans le cadre de cette étude, c’est la culture antérieure
qui influe le plus sur la croissance du lin, l’établissement
de la culture, la production de biomasse en début de saison, l’accumulation
de P et le rendement grainier connaissant une hausse significative quand
on cultive le lin après le blé plutôt qu’après
du canola.
Source
Canadian Journal of Plant Science (2009) 89: 49-66
Agriculture and Agri-Food Canada, Brandon Research Centre, Box 1000A, R.R. #3,
Brandon, Manitoba, Canada R7A 5Y3.
English
Affiché mars 2010
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