
La solubilisation des roches phosphatées à l’aide
de Aspergillus niger accroît leur potentiel comme engrais
phosphaté de remplacement
Kim D. Schneider* et Peter van Straaten
Department of Land Resource Science, Université de Guelph, Guelph
(Ont.)
Résumé
Les carences en phosphore finissent par limiter la production d’un
grand nombre de sols agricoles, et ce, à l’échelle
mondiale, lorsque les engrais conventionnels ne sont pas disponibles.
Leurs coûts élevés empêchent les petits fermiers
des pays en développement d’y avoir recours. Les engrais
chimiques sont, par ailleurs, prohibés pour les exploitations agricoles
biologiques.
Comme solution de remplacement, on reconnaît de plus en plus le
potentiel des roches phosphatées (RP) pour améliorer la
fertilité des sols. Pour que des applications de RP soient efficaces,
il est essentiel que le P soit assimilable par les végétaux.
Sur ce plan, des progrès ont été réalisés
depuis quelques temps avec l’utilisation de microorganismes acidifiants
en mesure de solubiliser les RP. Quatre souches de Aspergillus niger,
un champignon filamenteux connu pour produire de l’acide citrique,
ont été testées quant à leur capacité
à produire de l’acide citrique et à solubiliser les
RP. La souche A. niger ATCC 9142 a été sélectionnée
aux fins d’utilisation ultérieure pour sa grande capacité
à produire de l’acide citrique. On a étudié
la solubilisation en milieux liquides de trois différentes sortes
de roches phosphatées (2 ignées et 1 sédimentaire).
On a quantifié le phosphate solubilisé et on a comparé
les résultats entre 1) ajout de RP au médium de fermentation
de A. niger dès le départ; et 2) réaction avec le
surnageant de culture après démarrage de la production d’acide.
Les résultats préliminaires sont prometteurs et montrent
une solubilisation constante des RP pour tous les types de roches.
English
Affiché en octobre 2007
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