
Lien établi entre les pesticides et l’autisme
Pendant des années, les épidémiologistes ont entrevu
des signes quant au lien entre l’exposition aux pesticides et l’autisme.
Ces jours sont révolus depuis le 30 juillet 2007. Les chercheurs
qui travaillent pour le California Department of Health Services ont constaté
que les femmes enceintes qui vivent à proximité des champs
pulvérisés d’insecticides couramment utilisés,
le dicofol et l’endosulfan, étaient six fois plus susceptibles
de donner naissance à des enfants souffrant de troubles du spectre
autistique (TSA) que les femmes qui vivent à plusieurs kilomètres
des champs traités.
Un risque six fois plus élevé – on a très
rarement constaté une telle différence statistiquement importante
et significative dans le cadre d’une étude de ce genre. Les
auteurs constatent également que le risque s’accroît
lorsque la distance est plus courte entre la mère et les champs
traités et(ou) qu’il y a un plus grand nombre de livres de
pesticides appliqués.
Ces deux insecticides organochlorés sont les derniers en leur
genre à être largement utilisés – la famille
des insecticides comprend entre autres le DDT, le chlordane, l’aldrine
et le toxaphène. Les deux sont reconnus comme étant des
perturbateurs endocriniens qui persistent et se bioaccumulent dans la
chaîne alimentaire. On trouve communément les résidus
de ces insecticides, plus particulièrement de l’endosulfan,
dans les fruits et légumes de culture conventionnelle, spécialement
dans les produits importés. La présente étude devrait
pousser l’EPA (Agence pour la protection de l’environnement
des États-Unis) à prendre des mesures décisives en
vue de mettre fin à l’exposition à ces deux insecticides.
Le texte intégral de l'étude est publié dans la
version en ligne d’Environmental Health Perspectives et est
accessible gratuitement
Le CABC tient à remercier The
Organic Center des États-Unis pour l’autorisation d’afficher
le présent article sur son site Web.
English version
Affiché en décembre 2007
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