
Les administrations publiques affichent une meilleure écoefficacité
grâce au secteur biologique
Rapport du Conseil International pour les Initiatives Écologiques
Communales (ICLEI)
Les chercheurs responsables du projet de recherche européen RELIEF ont
conclu que l'approvisionnement des cantines publiques en aliments biologiques
permettrait de réduire les dommages causés aux sols et à l'eau par un
facteur équivalent à plus de 3 500 000 habitants. L'objectif
du projet est de définir des lignes directrices simples que les autorités
locales peuvent adopter dans le cadre d'une approche écologique à la question
de l'approvisionnement.
Résumé
L'approvisionnement des administrations publiques européennes atteint
près de 15 % du PNB total. Par conséquent, il s'agit là d'une occasion
importante au chapitre de la production durable, de la fermeture des cycles
de matériel et de la réduction des déchets. C'est pourquoi, depuis 20 ans,
les autorités ont adopté des pratiques « vertes »
en matière d'approvisionnement. Cela dit, malgré un potentiel stratégique
important, les innovations économiques demeurent marginales. Ce qui fait
défaut, c'est une stratégie pour toute l'Europe et une évaluation des
avantages environnementaux potentiels attribuables à l'approvisionnement
écologique.
Le projet RELIEF cherche à combler ces lacunes et à mettre au point une
série de mécanismes d'intervention pour la mise en oeuvre d'une stratégie
paneuropéenne. Pour réaliser cet objectif, il importe de fournir les données
quantitatives nécessaires à l'établissement de priorités, lesquelles pourront
ensuite être appliquées par les autorités partout en Europe. Du point
de vue stratégique, l'importance du pouvoir d'achat commun fera naître
non seulement des changements marginaux mais permettra également de faire
basculer l'offre du côté des systèmes durables.
Ce projet se divise en deux vastes phases : la phase scientifique
et la phase de mise en oeuvre. La première phase vise la création de méthodes
et la réalisation d'évaluations et de calculs, alors que la seconde phase
consiste à mettre au point, à commenter et à mettre en oeuvre les orientations
recommandées.
La première étape de la phase scientifique est un sondage international
sur les approches préconisées par les états et sera suivie par des sondages
approfondis auprès des villes pionnières. Les renseignements colligés
à cette étape (y compris une analyse des obstacles à l'échelle municipale)
serviront de références, et l'accent sera mis sur les groupes de produits
les plus pertinents.
Le projet RELIEF permettra de développer un jeu de données sur les avantages
environnementaux potentiellement attribuables à l'approvisionnement vert.
Pour ce faire, il faudra mettre au point des méthodes d'évaluation environnementale
des produits, d'évaluation du pouvoir d'achat des administrations publiques
et d'analyse de la conjoncture. Des scénarios seront également conçus
pour l'application d'une politique d'approvisionnement vert pour toute
l'Europe, en fonction des études de cas précises et des priorités identifiées
par les villes pionnières. Par la suite, les effets environnementaux d'une
telle politique devront également être évalués. Les résultats de ces études
seront analysés conjointement aux résultats obtenus dans le cadre d'une
étude sur les ententes contractuelles novatrices (critères de sélection
dans les appels d'offres, prestation de services, etc.) et à une analyse
juridique.
La première étape de la phase de mise en oeuvre consistera à rédiger
un avant-projet relatif à l'orientation recommandée et aux outils nécessaires
à sa mise en oeuvre. Les recommandations portant sur les politiques environnementales
urbaines, les politiques sur les produits de même que sur les politiques
commerciales et les politiques liées aux marchés intérieurs seront traitées
au niveau de l'Europe. Les autorités responsables de l'approvisionnement
pour les administrations publiques recevront également une copie de l'avant-projet
(ou une version ultérieure, le cas échéant) des directives d'approvisionnement
européennes.
Les avant-projets feront l'objet de discussions dans le cadre
de tables rondes où figureront des intervenants de plusieurs secteurs.
À l'issue de ces tables rondes, une stratégie aura été mise au point pour
une campagne sur le thème « Cities
for a Green Purchasing Campaing ».
Les recommandations seront ensuite appliquées à grande échelle grâce à
la participation de plusieurs villes dans toute l'Europe.
Pour qu'une amélioration réelle soit faite au chapitre de l'approvisionnement
vert, le projet s'est fondé sur l'expérience tangible de plusieurs municipalités
européennes et sur les données de recherche de six des plus importants
instituts de recherche européens dans ce domaine (dont la liste figure
à la première page du présent résumé).
Les résultats obtenus à l'issue des trois années que durera la mise en
oeuvre du projet comprendront un sondage international sur les pratiques
d'approvisionnement, un rapport de priorités urbaines pour six villes
précises, les coûts et les avantages attribuables à l'approvisionnement
vert en produits de haute priorité, un échantillon des outils de création
de nouveaux produits, certaines des orientations recommandées et des lignes
directrices européennes relativement à l'approvisionnement vert, un code
d'orientation commercial et une boîte à outils pour la campagne « Cities
for a Green Purchasing Campaing ».
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