
Champignons mycorhiziens arbusculaires et agriculture biologique
P. Gosling1, A. Hodge2, G. Goodlass3 et G.D. Bending1
Résumé
L’association symbiotique entre champignons mycorhiziens arbusculaires et les racines des végétaux, très répandue dans la nature, se traduit par une foule de bienfaits pour les plantes-hôtes. Notamment, une nutrition améliorée, une plus grande résistance aux ravageurs terricoles, aux maladies et à la sécheresse, une tolérance aux métaux lourds, en plus d’assurer une meilleure structure du sol.
Un grand nombre de plantes cultivées sont « non mycorhizées » même s’il y a amplement de preuves, bien qu’équivoques, que les cultures tirent avantage de l’association avec les CMA. Par contre, un grand nombre de pratiques agricoles, notamment l’utilisation de fertilisants et de biocides, le travail du sol, les monocultures et la production de cultures non mycorhizées nuisent aux champignons mycorhiziens arbusculaires (CMA). En conséquence, des agroécosystèmes appauvris en CMA risquent de ne pas fournir tout l’éventail de bienfaits aux plantes cultivées.
La régie biologique en agriculture est peut-être moins dommageable pour les CMA puisqu’elle exclut les fertilisants solubles dans l’eau et la plupart des biocides, et qu’elle applique généralement une diversité de rotations. Les preuves disponibles semblent indiquer que cela se traduit par une plus grande quantité d’inoculat de CMA dans les sols, une colonisation accrue des plantes cultivées et une absorption améliorée des éléments nutritifs. En production biologique, les CMA pourraient donc compenser l’apport limité en fertilisants et l’utilisation de biocides, même si l’on a peu de preuves d’une hausse des rendements attribuable à des niveaux élevés de colonisation par les CMA.
La présente analyse documentaire examine les bienfaits que les CMA peuvent procurer aux agroécosystèmes et la façon dont les pratiques de gestion influent sur l’association avec les CMA. On s’y intéresse également aux options de gestion envisageables pour optimiser les bienfaits des CMA en agriculture biologique, telles que des changements aux rotations et un usage prudent du travail du sol.
Source
Agriculture Ecosystems and Environment (2006) 113:17-35
(1) Warwick HRI, University of Warwick, Wellesbourne, Warwick CV35
9EF, UK
(2) Department of Biology, Area 2, PO Box 373, University of York,
York YO10 5YW, UK
(3) ADAS High Mowthorpe, Duggleby, Malton, North Yorkshire
YO17 8BP, UK
English
Affiché en mai 2010
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