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Efficacité de l'utilisation de l'azote selon une recherche, échelonnée sur 11 ans, sur la culture traditionnelle et biologique du blé

L-Baeckstrom,-G; Hanell,-U; Svensson,-G
Centre de recherche, Hôpital universitaire d'Orebro, SE-70185, Orebro, Suède.
Courriel : gard.baeckstrom@orebroll.se

Résumé
En observant l'azote, on a comparé la conservation des ressources dans la culture biologique et traditionnelle du blé d’automne et de printemps. On a mesuré la durabilité de l’efficacité de l'utilisation de l’azote disponible chez les plantes. On a évalué, pour chaque méthode, la quantité d'azote absorbée, la quantité retirée au moyen de la culture récoltée et le solde de l’azote minéral inutilisé dans le sol lors de la moisson. On a aussi contrôlé les surplus et les pertes nets au cours de la saison de croissance et on a identifié, pour chaque méthode de culture, les variables environnementales qui affectent l’azote des récoltes.

La recherche a été menée à partir de trois méthodes de culture différentes, c.-à-d. la production animalière traditionnelle (TRAD), la production animalière biologique (BIO1) et la production céréalière biologique (BIO2).

En ce qui concerne l’ensemble des années et des occasions d’échantillonnage du blé d’automne, il y avait en moyenne environ 60 kg de plus d'azote minéral laissé dans le sol au cours de la saison de croissance dans TRAD que dans BIO1, et les coefficients de variation étaient plus élevés dans TRAD. Les valeurs maximales étaient beaucoup plus élevées dans TRAD que dans BIO1, ce qui augmentait le risque de perte pour le premier, surtout pour la culture du blé d’automne.

Pour l'ensemble des récoltes, l'efficacité de l'utilisation de l'azote chez le blé d’automne et de printemps était de 74 % en culture traditionnelle et de 81 % en culture biologique. L'efficacité de l'utilisation de l'azote des grains de blé d’automne récoltés était de 44 % en TRAD et de 49 % en BIO1. Le blé de printemps BIO1 a donné un aussi bon rendement que le blé d’automne BIO1, tandis que le blé de printemps BIO2 utilisait 73 % de l'azote pour l'ensemble des récoltes et 39 % pour les grains.

L'analyse régressive multidimensionnelle a démontré que le climat a eu des effets différents sur le blé TRAD et BIO. Les températures élevées de mai ont augmenté le rendement des grains en BIO1, mais l'inverse était vrai pour TRAD. Les importantes réserves d'azote minéral inutilisées ont coïncidé avec une moisson abondante d’azote pour le blé d’automne TRAD. Les effets résiduels sur la fertilité des récoltes précédentes ont généré des rendements élevés de blé d’automne et de printemps BIO1, mais n'ont eu aucun effet en TRAD.

En général, l'augmentation des réserves d'azote entre les stades 13 et 31 de croissance des plantes a eu un effet bénéfique sur le blé d’automne en TRAD et en BIO1. Le blé d’automne et de printemps a besoin de la plupart de l'azote en saison. Ainsi, toute possibilité d'amélioration semble résider dans une minéralisation plus importante (c.-à-d. en intensifiant le hersage au début du stade 13 pour le blé d’automne, et entre les stades 13 et 31 pour le blé de printemps).

La culture du blé d’automne présentait une utilisation plus efficace des ressources en azote en BIO1 qu'en TRAD. L'efficacité en TRAD pourrait être améliorée par l'application précise d’engrais dans chaque champ individuel, et à l'aide d'analyses de l’azote avant le travail printanier du sol et de l'application d’engrais contrôlée par capteur.

Source
Communications-in-Soil-Science-and-Plant-Analysis. 2006; 37(3/4) : 417 à 449
Philadelphie, É. U. : Taylor et Francis

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Publié en septembre 2007

 

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