
Mécanismes végétaux et microbiens en vue d’améliorer
l’efficacité agronomique de la roche phosphatée :
une étude
Melissa M. Arcand et Kim Schneider
Département des sciences de la terre, Université de Guelph,
Guelph (Ontario) Canada N1G 2W1
RÉSUMÉ
La lacune du phosphore disponible dans les plantes est considérée
comme l’un des principaux facteurs limitant la production alimentaire
dans de nombreux sols agricoles. Les ressources minérales sont
nécessaires afin de rétablir le contenu en phosphore des
sols. Dans les régions où des fertilisants conventionnels
ne sont pas utilisés en raison des plafonds des coûts ou
afin de mitiger les effets environnementaux néfastes, les sources
locales de roche phosphatée sont de plus en plus reconnues pour
l’utilisation potentielle comme fertilisants au phosphore de rechange.
Le principal obstacle associé à l’utilisation de
la roche phosphatée appliquée directement sur les sols est
que le phosphate libéré est souvent incapable de fournir
suffisamment de phosphore disponible aux plantes pour l’absorption
par les cultures. Les mécanismes végétaux et microbiens
sont souvent peu coûteux, et ce sont des technologies appropriées
pour améliorer la solubilisation et augmenter l’efficacité
agronomique de la roche phosphatée. Les mécanismes communs
de la dissolution de la roche phosphatée, comprenant la production
de protons et d’acide organique, seront examinés à
la fois chez les plantes et chez les microorganismes. Cet examen se penchera
également sur les possibilités d’orientation et d’applications
de recherche future en agriculture, et mettra en valeur la recherche continue
à l’Université de Guelph, à Guelph, au Canada.
Source
Anais da Academia Brasileira de Ciências (2006) 78(4) : 791-807
Manuscrit reçu le 29 septembre 2005; accepté aux fins de
publication le 13 mars 2006
Publié en septembre 2007
|