
À la recherche de savoirs perdus? Expérience, innovation
et savoirs incorporés chez des agriculteurs biologiques au Québec
Par MARY RICHARDSON,
Doctorante en anthropologie,
Université Laval, Québec (Québec) G1K-7P4, Canada.
Courriel : mryrchrdsn@yahoo.ca
Résumé
Les savoirs développés et transmis par des agriculteurs
dans des contextes occidentaux modernes font très peu l'objet de
recherches en sciences sociales. Or, les agriculteurs et agricultrices
biologiques du Québec sont à la base d'une innovation intense
et quotidienne source de savoirs locaux sur l'environnement et le vivant
tout entier. Ils et elles font revivre des savoirs anciens, développent
de nouveaux savoirs à la lumière des connaissances scientifiques,
et élaborent leurs propres savoirs incorporés par la pratique,
l'expérience, l'observation, et l'essai et l'erreur, savoirs qu'ils
partagent ensuite avec d'autres.
Cette génération et cet échange de savoirs locaux
participent à la création d'un changement social visant
un rapport plus éthique et écologique à la nature.
Ici, l'autorité épistémologique de la science (l'agronomie
en particulier) est contestée en faveur d'une épistémologie
éthique et holiste.
Source
La revue en sciences de l'environnement Vertigo vol 6 no 1 mai 2005
Article
complet (PDF, 195 kb)
Affiché en septembre 2008
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