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Engrais biologiques pour les tomates en serre: productivité et microbiologie des substrats

Z. Zhai1, D. L. Ehret2, T. A. Forge2, T. Helmer2, W. Lin2, M. Dorais3 et A. P. Papadopoulos4

Résumé
Les régimes d’engrais biologiques composés d’une combinaison de composts (déchets de jardin, fumier de porc, substrats de champignon utilisés) et d’engrais liquides (à base végétale ou de poisson) ont été comparés aux engrais hydroponiques conventionnels dans deux expériences menées avec des tomates en serre cultivées sur un substrat à base de tourbe. Le rendement de la culture et la qualité des fruits ont été évalués et plusieurs bioanalyses de l’activité microbienne et des profils des communautés du substrat (analyse de la fluorescéine di-acétate et EcoLog, valeurs, dénombrement des nématodes) ont été faites.

Les cultures cultivées dans 20 % à 40 % de compost (déchets de jardin ou déchets de jardin plus fumier de porc) avec ajout d’une source liquide de potassium organique (K), calcium (Ca), magnésium (Mg), et sulfate (SO4) appliquée en continu n’ont pu être soutenues pendant plus d’un mois avant que n’apparaissent des déficiences en nutriments. Une supplémentation par un engrais à base végétale contenant de l’azote (N)- et du phosphore (P)- au moment où apparaissaient les déficiences a produit subséquemment des rendements équivalant à 80 % du rendement hydroponique de contrôle.

Dans une seconde expérience, la proportion du compost de champignon ou de déchets de jardin a été augmentée à 50 % du mélange, et l’apport liquide de K, Ca, Mg et SO4 , plus un apport nutritionnel liquide à base végétale ou de poisson contenant de l’azote (N)- et du phosphore (P)-,  a débuté à la date de la transplantation. Dans ce cas, des rendements biologiques égalant ceux du contrôle hydroponique (8.5 kg/plante) ont été observés sous certains traitements. Le traitement biologique le plus productif était le compost de champignon supplémenté par une basse concentration de l’engrais liquide à base végétale.

En général, les tomates biologiques affichaient un indice de dégénérescence post-récolte plus bas (durée plus longue de conservation à l’étalage) que celles provenant du contrôle hydroponique, vraisemblablement comme conséquence indirecte du rendement global réduit sous ces traitements-là. Des concentrations élevées des deux apports nutritionnels biologiques ont produit des rendements moins élevés à cause de la pourriture du collet et du pourridié induits par le traitement. Au contraire d’études précédentes, ces traitements associés à la pourriture du collet et au pourridié affichaient aussi l’activité microbienne totale la plus élevée. Les mesures de l’activité microbienne totale et du nombre de nématodes microbivores étaient plus élevées (une moyenne de 37 % et 6.7 fois, respectivement) dans les traitements compost/apport nutritionnel organique que sous régie hydroponique. D’autre part, les profils physiologiques communs des populations de bactéries ne différaient pas sous les traitements biologiques et hydroponiques. Les populations de nématodes étaient significativement corrélées à l’activité microbienne totale dans les traitements biologiques. 


Source
HortScience (2009) 44: 800-809


(1) Centre for Agricultural Resources Research, Institute of Genetics and Developmental Biology, Chinese Academy of Sciences, Shijiazhuang 050021, China Graduate University of the Chinese Academy of Sciences, Beijing 100049, China
(2) Agriculture and Agri-Food Canada, Pacific Agri-Food Research Centre, P.O. Box 1000, Agassiz, British Columbia Canada V0M 1A0
(3) Agriculture and Agri-Food Canada, Horticultural Research Centre, Laval University, Quebec, Canada G1V 0A6
(4) Agriculture and Agri-Food Canada, Greenhouse and Processing Crops Research Centre, Harrow, Ontario, Canada N0R 1G0


English


Affiché en février 2011

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