
La fertilité du sol, le rendement et la valeur nutritive des
cultures de légumes après douze ans de fertilisation au
compost ou à l'engrais conventionnel
Rapport complet par P.R.
Warman
Département des sciences de l'environnement, Collège
d'agriculture de la Nouvelle-Écosse, Truro (N.-É.), Canada
Une étude comparative de parcelles de cultures de légumes
fertilisées au compost et de parcelles fertilisées de manière
conventionnelle a été effectuée pendant 11 ans dans
un sol limoneux-sableux près de Truro, en Nouvelle-Écosse.
Il s'agit probablement de la plus longue recherche de ce type effectuée
au Canada.
Les applications de compost et d'engrais conventionnel ont été
basées sur les résultats d'analyses de sol et aux
recommandations pour la Nouvelle-Écosse, en prenant pour acquis
que la disponibilité de l'azote pendant la saison de croissance
est de 50 % pour le compost mur et de 100 % pour l'engrais
chimique, respectivement.
Les composts étaient constitués de fumier d'animaux, de
déchets d'aliments, de résidus de jardinage et de
paille ainsi que de fumier et de litière provenant de champs de
courses de chevaux. Les rendements commercialisables ont été
notés à tous les ans depuis 1990 et on a analysé
des échantillons de tissu végétal pour en déterminer
la teneur en macro et micronutriments, alors qu'on prélève
des échantillons de sol pour en déterminer le pH, la matière
organique et les aliments extractibles avec la méthode Mehlich-3
depuis 1994.
Faits saillants de l'étude sur l'année de culture
2001, en se basant sur les rendements en poids frais :
- Le traitement de compost a donné un rendement de carottes,
poivrons, oignons et tomates plus élevé, mais pas manière
significative.
- Le traitement de compost a donné un rendement significativement
plus élevé de haricots verts et jaunes.
- Les rendements de choux de Bruxelles et de chou-fleur furent plus
élevés dans les parcelles fertilisées à
l'aide d'engrais conventionnel.
- Le pH, la CEC, la teneur en C et en N ainsi que les niveaux de P,
de CA, de magnésium, de manganèse, de Zn et de B mesurés
avec la méthode d'extraction Mehlich-3 étaient plus
élevés dans les sols ayant reçu du compost que
dans les parcelles fertilisées de manière conventionnelle
- La présence plus importante de nutriments dans le sol amendé
au compost n'a pas augmenté la teneur en éléments
nutritifs du tissu foliaire ni de la partie comestible des plantes.
- Parmi les 16 éléments mesurés, seuls le P et
le K étaient plus présents dans les tissus des plantes
ayant reçu des fertilisants conventionnels, alors que le niveau
de P était significativement plus élevé dans la
partie comestible de la plante.
Cette étude a démontré que l'utilisation à
long terme de compost peut donner des rendements et une analyse des éléments
semblables pour la plupart des cultures dans des sols amendés au
compost et au fertilisant conventionnel.
Le rapport complet de cette recherche,
intitulé « EXPÉRIENCE À LONG TERME SUR
LA PRODUCTION DE LÉGUMES : COMPARAISON DE LA CROISSANCE DES PLANTES
ET DE LA FERTILITÉ DU SOL ENTRE DES SOLS FERTILISÉS À
L'AIDE D'ENGRAIS ET DE COMPOST » peut être
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