
Vers un système biologique de lutte contre les mouches du bétail
- une histoire d’attraction-répulsion?
Michale A. Birkett
Biological Chemistry Div, Rothamsted Research, Harpenden, Herts., AL5
2JQ, UK
Résumé
On a étudié le rôle des médiateurs chimiques
volatils (substances sémiochimiques) dans la localisation et le
choix de certaines génisses Holstein-Friesian par des mouches du
bétail nuisibles et vectrices de maladies.
À l’aide d’extraits volatils recueillis sur des génisses
par entraînement de l’air, on a situé plusieurs pics
actifs par couplage de CPG-électrophysiologie (CPG -EAG) pour les
espèces Musca autumnalis et Haematobia irritans.
Au total, on a recensé 8 composés par couplage de chromatographie
en phase gazeuse et de spectrométrie de masse (GC–MS). De
ceux-là, 6-methyl-5-hepten-2-one, lorsqu’il est appliqué
à des niveaux physiologiquement pertinents à des génisses
présentant des charges faibles et élevées de mouches
dans un petit troupeau, a réduit les charges de mouches sur ces
individus ainsi que la différence en charges de mouches au sein
du troupeau entier.
La présente étude est le premier rapport sur l’identification
et l’emploi de substances sémiochimiques volatiles en vue
de réduire les charges de mouches sur les animaux au pacage. Elle
fournit, pour la première fois, des éléments probants
pour l’hypothèse selon laquelle le degré d’attractivité
au sein d’une espèce-hôte est en partie attribuable
aux substances sémiochimiques volatiles émises par un hôte
donné.
Source
«Organic Farming: Science and Practice for Profitable Livestock
and Cropping»
Travaux du Symposium no 37, British Grassland Society, 2004
Association of Applied Biologist & Colloquium of Organic Researchers
English
Publication : mars 2008
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