
Comparaison sur dix ans de l’influence des méthodes de
gestion biologique et classique des cultures sur la teneur en flavonoïdes
des tomates
Alyson E. Mitchell, Yun-Jeong Hong, Eunmi Koh, Diane M. Barrett,
D. E. Bryant, R. Ford Denison et Stephen Kaffka
Department of Food Science and Technology and Department of Plant
Sciences, One Shields Avenue, University of California-Davis, Davis, California
95616 –– Department of Ecology, Evolution and Behavior, University
of Minnesota, St. Paul, Minnesota 55108
Résumé
Objectif : comprendre comment l’environnement, la gestion culturale
et d’autres facteurs, en particulier la fertilité du sol,
influent sur la composition et la qualité des cultures vivrières
en vue de produire des aliments de haute qualité nutritive.
On a mesuré la teneur en isoflavones aglycones, la quercétine
et le kaempférol, d’échantillons de tomates séchées
(Lycopersicon esculentum L. cv. Halley 3155) archivées
de 1994 à 2004 dans le cadre d’un projet de recherche de
longue durée sur les systèmes agriculturaux (LTRAS) mené
à l’université de California-Davis à partir
de 1993. Les systèmes de production classique et biologique de
tomates faisaient partie de la série de systèmes comparés
par le LTRAS.
La comparaison des analyses des échantillons archivés provenant
de systèmes agricoles en gestion classique ou biologique a révélé
des niveaux statistiquement supérieurs (P < 0,05) de quercétine
et kaempférol aglycones dans les tomates biologiques.
Les taux moyens sur dix ans de quercétine et de kaempférol
dans les tomates biologiques [115,5 et 63,3 mg/g-1 de matière sèche
(MS)] étaient respectivement de 79 % et de 97 % plus élevés
que ceux des tomates en production classique (64,6 et 32,06 mg/g-1 de
MS).
Les teneurs en flavonoïdes augmentaient avec le temps dans les échantillons
biologiques, tandis que celles des échantillons provenant de systèmes
culturaux classiques ne variaient pas de façon notable.
Cette augmentation correspond non seulement à l’accroissement
par accumulation de la matière organique apportée aux parcelles
en gestion bio, mais également à une diminution des taux
d’épandage de fumier une fois atteints des niveaux d’équilibre
en matière organique dans les sols des systèmes biologiques.
Auparavant, on n’avait pas signalé de changements bien quantifiés
des nutriments des tomates au cours des années dans les systèmes
d’exploitation biologique.
Source
Agriculture and Food Chemistry – Date de diffusion Internet : 23
juin 2007
Juillet 2007
English
Affiché octobre 2007
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