Centre d'agriculture biologique du Canada Centre d'agriculture biologique du Canada (CABC)

Page d'accueil du CABC

Réactions des mauvaises herbes au traitement à la flamme à divers stades de développement

E. C. Sivesind1, M. L. Leblanc2, D. C. Cloutier3, P. Seguin1, and K. A. Stewart1

Résumé
Le traitement à la flamme des mauvaises herbes est souvent utilisé pour le contrôle des mauvaises herbes en production biologique et en d’autres situations où l’utilisation d’herbicides est interdite ou indésirable.

La réaction au brûlage par passages croisés a été évaluée pour cinq espèces communes de mauvaises herbes : le chénopode blanc commun, l’amarante à racine rouge, la bourse-à-pasteur, le pied-de-coq et la sétaire glauque. Les courbes des doses-réponses ont été produites pour chaque espèce et stade de croissance.

Les dicotylédones ont été plus efficacement contrôlées que les monocotylédones. Le chénopode blanc était sensible au brûlage avec des doses allant de 0.9 à 3.3 kg/km pour un contrôle à 95 % (LD95) et variant suivant le stade croissant de maturité. Des niveaux de contrôle comparables pour l’amarante à pied rouge requéraient de plus fortes doses mais un contrôle adéquat était tout de même exercé.

Le brûlage a efficacement contrôlé la bourse-à-pasteur au stade du cotylédon (LD95 = 1.2 kg/km). Cependant, la dose pour le niveau LD95 pour les mauvaises herbes de 2 à 5 feuilles a augmenté à 2.5 kg/km, vraisemblablement à cause du stade de croissance de la rosette, qui a permis aux mauvaises herbes traitées d’éviter les blessures thermiques.

Le contrôle du pied-de-coq et de la sétaire glauque n’a pas été concluant, avec un taux de survie des mauvaises herbes de plus de 50% à tous les stades de maturité et à toutes les doses de traitement testés.

Le brûlage des mauvaises herbes peut être une méthode efficace permettant d’économiser du travail, cette efficacité dépendant en partie de la flore des mauvaises herbes présentes. La connaissance de la flore locale de mauvaises herbes et de sa vulnérabilité au brûlage est vitale pour une utilisation efficace de cette méthode.


Source
Weed Technology (2009) 23: 438-443


(1) Department of Plant Science, McGill University, Ste-Anne-de-Bellevue, QC, Canada H9X 3V9
(2) Insitut de recherche et de développement en agroenvironment, Saint-Hyacinthe, QC, Canada J2S 7B8
(3) Institut de malherbologie, Ste.-Anne-de-Bellevue, QC, Canada H9X 3R9.


English


Affiché en février 2011

Haut de la page

© 2011, Centre d'agriculture biologique du Canada (CABC)