
Étude de cas comparative des marchés d’agriculteurs
de la Nouvelle-Écosse : l’exploration des liens entre les
gens, les lieux et les aliments
Kristen Lowitt, M.É.E.
Résumé
Depuis quelques années, on assiste à une reconnaissance
accrue des problèmes associés au système alimentaire
industriel. La distance croissante que parcourent les produits alimentaires
signifie que peu de consommateurs ont l’occasion de connaître
les gens et les lieux associés à la production des aliments.
Les marchés des agriculteurs sont des facteurs clés dans
le mouvement vers des systèmes alimentaires plus durables. Le marketing
direct est une composante fondamentale des marchés d’agriculteurs
qui favorise la vente et les relations individuelles entre les producteurs
et les consommateurs.
L’étude de cas comparative examine les liens entre les gens,
les lieux, les aliments et la perception des intervenants sur la qualité
et les aliments locaux dans les marchés d’agriculteurs de
Halifax, Wolfville et Hubbards en Nouvelle-Écosse, au Canada. L’observation
et l’entrevue des participants ont été utilisées
dans un cadre qualitatif. L’étude a été menée
dans le cadre d’un programme de maîtrise de l’Université
Dalhousie (2008) et est l’une des premières études
de cas comparative portant sur les marchés d’agriculteurs
en Nouvelle-Écosse.
En étudiant les liens entre les marchés, les conclusions
indiquent que les relations entre les producteurs et les clients, en termes
de cohésion sociale, sont à la base des marchés d’agriculteurs
qui ont fait l’objet de l’étude. Les marchés
étaient également des espaces de rassemblement importants
pour la communauté locale. L’étude corrobore les résultats
d’études antérieures qui indiquent que la qualité
est un concept complexe associé à un large éventail
de qualités qu’offrent les divers intervenants (voir Sage,
2003 et Morris et Young, 2000).
Les conclusions indiquent également diverses conceptions de l’expression
« aliments locaux » de la part des intervenants dans les marchés,
qui semblent plus souvent les percevoir en termes de compréhension
spatiale, soit en fonction de la distance que parcourent les aliments.
Source
Mémoire - Maîtrise en études environnementales 2008,
Université Dalhousie
Références
Morris, C. et Young, C. (2000). ‘Seed to shelf’, ‘teat
to table’, ‘barley to beer’
and ‘womb to tomb’: discourses of food quality and quality
assurance schemes in the UK. Journal of Rural Studies 16, 103-15.
Sage, C. (2003). Social embeddedness and relations of regard: alternative
‘good
food’ networks in south-west Ireland. Journal of Rural Studies 19,
47-60
Affiché en avril 2009
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