
La diversité végétale dans les champs cultivés
et dans les haies dans des exploitations agricoles biologiques et traditionnelles
compte tenu des différents paysages
C. Boutin (a), A. Baril (a), et P.A.
Martin (b)
(a) Centre national de la recherche faunique, Environnement Canada, 1125
Colonel By Drive (Raven Road), Carleton University, Ottawa (Ontario) Canada
K1A 0H3
(b) Service canadien de la faune, Environnement Canada, Burlington (Ontario)
Canada L7R 4A6
Résumé
La présente étude vise à déterminer les effets
des différentes pratiques agricoles sur l’agriculture biologique
et traditionnelle (facteurs locaux) et à évaluer l’influence
des éléments paysagers environnants (facteurs régionaux)
sur les groupements de plantes, tout en prenant en compte la structure
de l’habitat.
Le recensement des plantes poussant dans des champs cultivés et
à l’intérieur de haies (limites et centre) a été
effectué sur 16 sites traditionnelles et 14 sites biologiques.
La structure de l’habitat, les pratiques agricoles et les éléments
paysagers ont été quantifiés pour chaque habitat.
Près des limites de haies se trouvent un plus grand nombre d’espèces
végétales par rapport aux habitats avoisinants, bien qu’un
grand nombre d’entre elles soient de nature exotique. Toutefois,
la quantité d’espèces exotiques parmi l’ensemble
des espèces recensées diminue des champs au centre des haies.
Les champs cultivés et les limites adjacentes se partagent un grand
nombre d’espèces exotiques.
Il existe une nette différence dans la diversité des espèces
et la composition des sites biologiques et traditionnels étudiés.
Les champs et les haies se trouvant sur les sites biologiques abritent
constamment plus d’espèces indigènes et exotiques
que ceux situés sur des sites traditionnels. Seules les haies biologiques
contiennent de nombreuses espèces et abritent plusieurs espèces
forestières herbacées longévives.
À plus grande échelle, les terres stériles (zones
avec arbustes clairsemés et arbres pour recoloniser les terrains
déboisés) sont les seuls habitats qui influent de façon
importante sur la composition des espèces des haies, notamment
la présence d’espèces exotiques. Par contre, le type
de ferme s’avère un important indicateur de la diversité
des espèces indigènes.
Source
Agriculture, écosystèmes et environnement
Volume 123, numéros 1 à 3, janvier 2008, pages 185-193
English
Publié en mars 2008
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