
Les thés de composts constituent-ils un amendement efficace pour
la culture de fraises? Effets sur le sol et le tissu végétal
Jennifer C Hargreaves1*, M Sina Adl1 and Philip R Warman2,3
Résumé
CONTEXTE : Les thés de compost ont la réputation
d’être une source efficace d’éléments
nutritifs; toutefois, il existe peu de preuves scientifiques pour corroborer
ou réfuter cette affirmation. Des thés de compost préparés
à partir de compost de déchets urbains solides et de compost
[de fumier] de ruminants ont été employés comme amendements
en culture de fraises; puis on a comparé leur efficacité
à celle d’amendements respectivement réalisés
avec du compost de déchets urbains solides, du compost [de fumier]
de ruminants, et des engrais minéraux. Plusieurs paramètres
ont fait l’objet de l’étude, notamment les concentrations
d’éléments nutritifs, de micronutriments et de métaux
dans le sol et le tissu végétal, ainsi que le pH, le carbone
total du sol, l’azote total du sol et l’azote minéralisé.
RÉSULTATS : Les variantes avec thés de
compost ont fourni aux plants de fraises des quantités analogues
de la plupart des macronutriments et micronutriments comparativement aux
variantes avec composts de déchets urbains, [fumier] de ruminants,
et engrais. Le compost de déchets urbains solides a apporté
des quantités sensiblement plus importantes de Ca, Na et S au sol
avec, en outre, une assimilation accrue par les plants de fraises, tandis
que les parcelles ayant reçu le compost [de fumier] de ruminants
présentaient des concentrations plus élevées de P
du sol assimilable. Comparativement à celles avec thés de
compost, les variantes avec compost et engrais ont par ailleurs présenté
des quantités plus élevées de K dans le sol.
CONCLUSIONS : En culture de fraises, selon une étude
menée sur deux ans, les thés de composts non oxygénés
constituent des amendements efficaces pour l’apport d’éléments
nutritifs, comparativement à des compost de déchets urbains
solides, [de fumier] de ruminants ou à des engrais minéraux.
Source
Journal of the Science of Food and Agriculture (2009) 89: 390–397
(1) Département de biologie, Université Dalhousie, 1355
Oxford St, Halifax, NS, B3H 4J1, Canada
(2) Coastal BioAgresearch Ltd, Boutiliers Point, NS, B3Z 1V1, Canada
(3) Département de phytologie et de zoologie, Collège d’agriculture
de la Nouvelle-Écosse, C.P. 550, Truro, NS, B2N 5E3, Canada
* Correspondance, Courriel jn888503@dal.ca
English
Publié en octobre 2009
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