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Un mélange pois-orge offre un rendement d’ensilage élevé

par Bill Strautman
Personnel de la rédaction du Western Producer

Une culture associée de pois et d’orge destinée à l’ensilage a donné le rendement le plus élevé en matière sèche au cours d’une étude de 2 ans menée dans le centre de l’Alberta.

Pour cette étude, étendue sur 2004 et 2005, on a cultivé individuellement de l’orge, des féveroles, des lupins et des pois avant de comparer leurs résultats à des mélanges fourragers d’orge et de chacune des autres plantes en intercalaires. Aucun engrais commercial n’a été utilisé.

Les chercheurs de l’Université de l’Alberta, d’Alberta Agriculture et d’Agriculture Canada ont constaté un rendement d’ensilage pois-orge de 5,5 tonnes/acre de matière sèche – soit un rendement supérieur de 0,77 t/acre à toutes les autres cultures individuelles.

Cultiver des légumineuses annuelles avec des céréales annuelles n’est pas une pratique courante en Alberta. La plupart des cultures ensilées sont des céréales cultivées seules qui demandent une quantité notable d’engrais azoté chimique.
Toutefois, des recherches antérieures avaient semblé indiquer que des légumineuses peuvent interrompre les cycles de maladie, diminuer la concurrence des graminées adventices, accroître la teneur en protéines et améliorer la qualité du fourrage ensilé. Les chercheurs ont pensé qu’en substituant une culture de légumineuses à l’engrais chimique, ils obtiendraient tout de même un ensilage rentable.

L’étude a cherché à savoir si le rendement de mélanges légumineuses-céréales serait comparable à celui des céréales individuelles et a étudié les meilleures espèces de légumineuses et densités de semis.

On a cultivé des féveroles, des lupins et des pois à quatre taux différents de semis : 50, 100, 150 et 200 % des densités recommandées en culture unique. On a utilisé les mêmes taux de semis pour ces légumineuses en les combinant à de l’orge semée à 25 % du taux normal.

L’étude a permis de découvrir que les rendements de légumineuses-orge n’étaient pas réellement influencés par la densité de semis des légumineuses. Les rendements d’ensilage sont passés de 5 à 5,1 tonnes/acre lorsqu’on a augmenté la densité de semis de la légumineuse de 0,5X à 2X, mais cet accroissement de 0,1 t s’est traduit par une hausse notable du coût des semences.

La possibilité de parvenir à des rendements semblables d’ensilage de légumineuses-orge à des taux de semis de légumineuses moins élevés pourrait permettre de réduire les coûts d’intrants et rendre ainsi le recours aux cultures intercalaires plus intéressant pour les producteurs. Cependant, des densités de semis peu élevées ne donneront de résultats que s’il y a suffisamment de matière sèche provenant de la légumineuse dans l’ensilage pour obtenir des avantages sur le plan de la qualité alimentaire du fourrage.

Les chercheurs ont aussi cherché à savoir si les légumineuses, dont la capacité compétitive est généralement faible, seraient supplantées par l’orge. Dans ce cas, la croissance plus faible de la légumineuse entraînerait une diminution de la fixation biologique de l’azote, ainsi qu’une baisse des avantages connexes non associés à l’azote et de la qualité alimentaire de l’ensilage.

Cependant, dans les mélanges féveroles-orge, les féveroles comptaient pour 55,7 % du rendement d’ensilage total et dans les mélanges pois-orge, les pois comptaient pour 67,8 % de ce rendement. Quant aux lupins, la faible proportion de 31,2 % du rendement d’ensilage du mélange lupins-orge semble indiquer qu’ils ne conviennent sans doute pas à l’ensilage de récoltes associées.

Accroître la densité de semis des légumineuses à plus de 1X s’est traduit par de faibles gains sur le plan de la proportion de légumineuses dans l’ensilage. Avec une densité de semis de légumineuses de 1X, le rendement des cultures associées affichait une proportion égale de légumineuses et d’orge.

Des recherches antérieures semblent également indiquer qu’augmenter le nombre d’espèces dans la récolte à ensiler accroît la résistance du système cultural dans des conditions environnementales changeantes. Les mélanges de cultures à ensilage pourraient donner de meilleurs rendements, présenter des rendements plus stables, une meilleure qualité, une amélioration du cycle des substances nutritives et des rendements de cultures subséquents et une plus grande efficacité dans l’utilisation des terres.

L’étude estime que des proportions légumineuses-orge concluantes ont été obtenues avec une densité de semis de 1X pour les légumineuses et de 0,25X pour l’orge. L’intégration des légumineuses dans les cultures à ensilage semble un moyen pratique et renouvelable de réduire les dépenses en engrais azotés.
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Cet article a été publié pour la première fois dans Western Producer et est reproduit ici par le CABC avec son autorisation.

 

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