
Marc Loiselle remporte le prix Meilleur agriculteur biologique de
l’année
Brenda Frick, Ph.D., P.Ag.
Agriculteur de la région de Vonda, Marc Loiselle a été
nommé meilleur agriculteur biologique de l’année 2007
lors de la dernière réunion de l’Office de la recherche
et de l’éducation de l’Organic Crop Improvement Association.
L’OCIA est l’un des groupes les plus importants du secteur
biologique, avec des bureaux au Canada, aux États-Unis, en Amérique
Latine, en Asie et en Europe. L’Office de la recherche et de l’éducation
de l’OCIA a créé le prix du meilleur agriculteur biologique
de l’année pour récompenser et présenter des
agriculteurs talentueux qui excellent dans les pratiques des cultures
et de l’élevage du bétail, qui s’avèrent
de bons gestionnaires de l’environnement naturel et qui s’impliquent
dans la collectivité biologique.
Le prix du meilleur agriculteur biologique de l’année a
été décerné pour la première fois en
2006, à un fermier de la région d’Assiniboia, Dwayne
Woolhouse. Avec deux producteurs de la Saskatchewan récompensés
dans les deux premières années du prix, cette province montre
bien le niveau d’excellence et de leadership qu’elle a atteint
au sein de la collectivité biologique. Les agriculteurs ont été
nommés pour ce prix par leurs divisions locales; seules 6 des 38
divisions autorisées à désigner un candidat sont
situées en Saskatchewan.
Sise en périphérie de Vonda (Saskatchewan), la ferme biologique
de la famille Loiselle est certifiée biologique depuis 1985. Marc
et sa famille cultivent des semences patrimoniales de blé, d’orge,
d’avoine, de pois, de lin, de seigle d’automne, de luzerne,
de moutarde blanche, de mélilot et de trèfle des prés.
Ils élèvent aussi des chèvres, des poulets à
rôtir et des poules pondeuses.
Marc gère la terre avec l’idée d’entretenir
et d’améliorer l’environnement naturel. Il conserve
les milieux humides et les buissons. Avec sa famille, il a planté
une haie-brise-vent sur une distance de 20 km. Il assure ainsi un habitat
aux oiseaux.
Et cela joue en faveur de la ferme lorsque ces oiseaux se nourrissent
de sauterelles et autres insectes nuisibles. Le bétail a un accès
limité à l’étang de la ferme, pour éviter
toute contamination de l’eau. Des graminées vivaces poussent
le long des ruisselets, ce qui empêche l’érosion. La
terre de moins bonne qualité est réservée au foin
plutôt qu’à la culture. Les abeilles domestiques butinent
dans la luzerne et le trèfle.
Pour traiter les sols, Marc utilise énormément d’engrais
verts. La rotation des cultures se fait selon un cycle de quatre ou cinq
ans et il choisit chaque fois des culture dont la biomasse est importante,
afin d’augmenter les matières organiques dans la terre et
son état d'ameublissement. Il gère avec soin le fumier de
compost, le plaçant sur des zones salines, des sommets de colline
où le sol est mince ou en d’autres lieux où la fertilité
est faible.
La gestion des mauvaises herbes se fait par des façons culturales
en temps opportun et l’épandage fréquent d’engrais
vert. Les engrais verts assurent un bon contrôle des graminées
vivaces comme le chiendent et le chardon des champs. Les cultures, le
hersage de postlevée, le fauchage du foin et les récoltes
sont planifiés le plus possible selon la méthode biodynamique
du calendrier lunaire. Selon Marc, cela optimise ses cultures et diminue
le travail du sol nécessaire. Il affirme que les façons
culturales en temps opportun permettent de contrôler les sauterelles
et les tenthrèdes, ainsi que les mauvaises herbes.
L'euphorbe ésule est contrôlée par un insecte utile,
l'altise de l'euphorbe. Marc a encouragé son conseil municipal
rural à promouvoir ces méthodes de contrôle biologique.
Marc est un ardent défenseur de la culture biologique. Il la fait
connaître de diverses façons, notamment par un certain nombre
de documentaires comme The Future of Food et The Fight for True Farming.
Il a participé au recours collectif contre Monsanto et Bayer Crop
Science, qui a d’ailleurs créé un précédent,
pour leur canola GM et a été directeur des communications
et de la recherche de l’Organic Agriculture Protection Fund. Marc
a œuvré au sein de plusieurs comités s’efforçant
de faire adopter des normes biologiques canadiennes. Il a siégé
au comité sur les recommandations relatives au blé-seigle-triticale
en vue d’un système d’enregistrement des variétés
dans l’ouest du Canada, représentant le secteur biologique.
Marc a aussi été très actif au niveau local, à
titre de président, de secrétaire, de trésorier,
de président de l’amélioration des cultures et de
membre du comité d’examen de la certification de l’OCIA
SK 2, groupe de certification biologique situé dans la région
de North Battleford.
Marc représente la 5e génération de la famille Loiselle
à cultiver sa terre. Cette année, l’exploitation fête
son 100e anniversaire sous la gestion de la famille Loiselle. Marc et
Anita ont récemment fêté leur 25e anniversaire de
mariage. Ils ont quatre enfants fiers de grandir dans une ferme biologique.
Marc et Anita jouent le rôle de mentor auprès d’agriculteurs
qui font la transition vers l’agriculture biologique. Ils concrétisent
vraiment leur devise, qui est « Une intendance holistique de l'environnement
pour une vie pleine d’abondance ».
Brenda Frick, Ph.D., P.Ag., est la coordonnatrice pour les Prairies du
CABC (le Centre d’agriculture biologique du Canada) du Collège
de l’agriculture de l’Université de la Saskatchewan.
Elle vous invite à lui faire part de vos commentaires par téléphone
au 306-966-4975 ou par courrier électronique à brenda.frick@usask.ca.
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Affiché en septembre 2007
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