
U de T servira des aliments produits localement – L’Université
est la première au Canada à passer contrat aux entreprises
de restauration qui fournissent des aliments produits à l’échelle
régionale
par Glenn Powell, collaboration spéciale pour
le Ontario Farmer, 26 septembre 2006
« Nous sommes fiers d’être la première université
au Canada à adhérer au programme Local Flavour Plus (LFP)
qui vise à instaurer un approvisionnement durable en aliments produits
à l’échelle locale », expliquait le professeur
Vivek Goel, vice-président de l’Université de Toronto,
lors du lancement de ce programme conçu pour faire la promotion
de la vente de produits cultivés à l’échelle
régionale auprès des services alimentaires des écoles,
des universités et des organismes gouvernementaux.
LFP met en relation des producteurs et des transformateurs certifiés
avec les services alimentaires de grands établissements et de collectivités
– grossistes, gérants d’alimentation et chefs. Les
contrats varient selon les entreprises et les collectivités, mais
ils sont tous axés sur l’engagement à acheter une
certaine proportion d’aliments certifiés LFP. L’entente
sous-tend également l’accroissement annuel progressif de
la proportion d’aliments LFP de l’ensemble des achats.
M. Goel a décrit le programme LFP comme un excellent exemple de
projet bâtisseur d’une économie solide et stable. «
C’est un jour important pour l’U de T, et nous espérons
que nombre d’autres établissements nous suivront dans cette
voie », a-t-il dit aux étudiants, aux agriculteurs, aux chefs
et aux « militants de la chaîne alimentaire » réunis
dans une immense tente sur le campus principal de l’Université.
On doit le programme LFP à la militante de la chaîne alimentaire
(c’est un terme nouveau; peut-être peut-on parler d’activiste
de l’alimentation) Lori Stahlbrand, qui a félicité
les agriculteurs participant au programme. « Il a fallu l’engagement
et le courage d’une poignée d’agriculteurs pour faire
décoller ce projet, et nous avons un groupe d’excellents
fermiers », a-t-elle affirmé.
Tom O'Neil, directeur général de Norfolk Fruit Growers,
a décrit cette initiative comme une occasion pour les agriculteurs
de « nouer de nouveaux liens avec les consommateurs ». Les
pommes de Norfolk ¬- cultivées selon un protocole écologique
qui inclut un système intégré de lutte contre les
ravageurs - sont un produit-vedette de la gamme LFP.
« Tout ce qui peut être fait pour promouvoir les aliments
locaux sur les marchés de la région est une mesure positive
», a déclaré M. O'Neil.
Actuellement, il y a près de 30 fermes certifiées LFP,
mais Stahlbrand assure que la demande dépasse largement l’offre
et qu’ils ont besoin de plus de producteurs. « Nous avons
besoin de davantage de fermiers certifiés LFP afin de maintenir
l’approvisionnement et la variété des produits alimentaires
d’une saison à l’autre. »
LFP n’intervient pas dans l’établissement du prix
des produits. Toutefois, il ne s’agit pas d’un programme d’aliments
à prix réduits, et « nous ne voulons pas que nos producteurs
vendent à rabais », précise Mme Stahlbrand, qui ajoute
que ce programme est axé sur un approvisionnement durable et une
saine économie rurale.
Le coût de certification des fermes, effectuée par un organisme
indépendant, est de 100 $ par année. Les normes de certification
LFP tentent de trouver le juste équilibre entre divers facteurs
environnementaux, sociaux et économiques. Elles permettent tant
aux producteurs qu’aux transformateurs de recourir à un éventail
de pratiques acceptables en fonction de leurs activités particulières.
Même si la certification LFP met l’accent sur la durabilité
et la production à l’échelle régionale (dans
un rayon de 200 km), d’autres facteurs clés sont pris en
compte : conditions de travail sécuritaires et équitables
pour les travailleurs agricoles, élevage bienveillant et sain des
animaux, protection des habitats fauniques, et économies d’énergie
pendant la production, le conditionnement et le transport.
Le programme LFP s’inspire de programmes semblables, auxquels ont
adhéré des universités américaines, qui ont
permis d’établir des liens entre des agriculteurs locaux
et les services alimentaires de leurs campus.
Pour plus de renseignements : 416-699-6070 ou www.localflavourplus.ca
Le CABC remercie l' Ontario
Farmer pour l’autorisation de publier cet article sur son site
Web.
Publication août
2007
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