
Caroline
Halde - Candidate au M.Sc.
J’ai complété un baccalauréat en agronomie
à l’Université Laval, avec une spécialisation
en science du sol et en environnement. J’ai débuté
mon programme de maîtrise au Collège d’agriculture
de la Nouvelle-Écosse/Université Dalhousie en mai 2007.
Mon projet porte sur la compaction des sols et la biodiversité
des pâturages. Dr. Ralph C. Martin est mon superviseur de thèse.
Je suis particulièrement intéressée par l’agriculture
biologique. Mes parents possèdent une ferme laitière biologique
au Québec. Sur leurs 250 hectares, ils cultivent biologiquement
du mais, du soya, du blé et des fourrages. Mon père est
président du Syndicat des producteurs de lait biologique du Québec.
Il m’a enseigné qu’en étant engagée dans
ma communauté, je pourrai avoir la force et le pouvoir de changer
les choses que j’aimerais voir changer dans le monde.
En novembre 2005, j’ai voyagé en Europe avec un groupe de
producteurs laitiers, professeurs et agronomes pour apprendre comment
s’effectue la production de lait biologique en Europe. J’ai
visité plusieurs centres de recherche en agriculture biologique
en Suisse, en Allemagne et au Danemark, tels que le FiBL-L’Institut
de Recherche en Agriculture Biologique de la Suisse, les essais DOK, l’Université
de Kassel, le DARCOF-Centre danois de recherche en agriculture biologique,
le DIAS-Institut danois des sciences agricoles, KVL-l’Université
royale vétérinaire et agricole. C’est au cours de
ce voyage que j’ai pris conscience de ma passion pour la recherche
en agriculture biologique. J’ai réalisé que je voulais
faire mes études graduées de 2e cycle avec un projet liant
la production laitière et les pâturages.
Pendant mes études à l’Université Laval (Québec),
j’ai travaillé pour deux équipes de recherche différentes.
J’ai travaillé dans un laboratoire de physique des sols sur
la diffusion des gaz dans le sol, et dans un laboratoire d’Agriculture
et Agro-alimentaire Canada, sur un projet de culture de tomates de serre
biologiques. J’ai aussi déjà travaillé comme
inspectrice biologique pour l’organisme de certification Québec
Vrai. J’ai eu la chance d’inspecter plusieurs fermes biologiques
spécialisées dans diverses productions végétales
et animales. J’ai ainsi pu observer les difficultés auxquelles
les producteurs biologiques font face, et quelles sont les priorités
de recherche dans le secteur de l’agriculture biologique. J’ai
aussi été journaliste-pigiste pour Bio-bulle, le magazine
du bio québécois.
Je suis une étudiante qui adore les défis. Venir étudier
au Collège d’agriculture de la Nouvelle-Écosse est
une excellente opportunité pour mon développement académique
et personnel. Vivre en Nouvelle-Écosse durant deux ans me donnera
aussi la chance d’améliorer mes aptitudes de communication
dans la langue anglaise. Je remercie le Conseil de Recherche en Sciences
Naturelles et Génie du Canada pour m’avoir octroyée
une bourse d’études supérieures du Canada afin de
me permettre de poursuivre mes études au Collège d’agriculture
de la Nouvelle-Écosse.
Selon moi, la recherche est un bon moyen d’influencer la façon
dont se pratique l’agriculture au Canada. J’ai observé
de nombreux problèmes en agriculture biologique durant mes études
et dans ma vie personnelle, et je suis convaincue que nous pouvons développer
des outils pour trouver les solutions agronomiques qui conviennent au
contexte socio-économique canadien. Mon projet de recherche sera
fort probablement utile pour les agriculteurs, et au terme de mes deux
années d’études, j’espère pouvoir identifier
des systèmes de régie de pâturages qui seront durables
pour l’environnement.
Caroline Halde
Candidate au M.Sc., NSAC/Dalhousie University
B.Sc., Université Laval
haldec@nsac.ca
Affiché en octobre 2007
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