
Production de fraises biologiques
Dans la vaste majorité des cas, les fraises biologiques consommées dans
l'Île-du-Prince-Édouard sont importées des États-Unis. Les choses semblent
toutefois appelées à changer, surtout si le projet pilote d'une durée
de trois ans entrepris par Westech Agriculture Ltd. s'avère concluant.
En effet, cette société de l'Alberta, appuyée par le ADAPT Council de
l'Île-du-Prince-Édouard (lequel gère le Fonds canadien d'adaptation et
de développement rural d'Agriculture et Agroalimentaire Canada dans la
province), espère mettre au point un protocole pour la production de fraises
biologiques sous le climat de l'Île-du-Prince-Édouard.
La première parcelle expérimentale, qui fait moins d'un acre, a été plantée
cette année. La propriétaire, Nora Dorgan, soutient que les résultats
préliminaires sont plutôt encourageants. Cependant, comme il s'agit d'une
expérience tout à fait novatrice, il est beaucoup trop tôt pour tirer
quelque conclusion que ce soit.
Westech développe des plants en pépinière qu'elle vend ensuite aux producteurs
canadiens et américains. Mme Dorgan précise que la société cherchait
des solutions de rechange à la fumigation de produits chimiques et a choisi,
entre autres, l'avenue biologique.
Elle poursuit en expliquant que le projet comprend deux volets distincts
: Westech cherche, dans un premier temps, à déterminer la viabilité d'une
culture commerciale de fraises dans la province, puis à évaluer la rentabilité
d'une telle entreprise.
Dans le cadre de ce projet, la société entend consulter un certain nombre
de spécialistes au cours des trois prochaines années et espère que
l'ensemble du secteur de la production de fraises pourra tirer profit
de leurs conseils par le truchement d'ateliers et de séminaires. Mme Dorgan
souhaite que la première série d'ateliers soit donnée dès cet automne.
Pour Mme Dorgan, il s'agit d'un tout premier contact avec l'agriculture
biologique. Elle admet avoir mis du temps à comprendre le concept et ajoute
: « Il a fallu suivre un protocole extrêmement détaillé afin
de préparer la parcelle expérimentale pour la culture de cette année.
» Les résultats obtenus cette année serviront de points de référence pour
les deux prochaines années du projet puisqu'il n'existe aucunes
données avec lesquelles nous puissions comparer les résultats actuels.
« À ma connaissance, c'est le seul projet de ce genre dans tout l'Est
du Canada, » explique-t-elle.
Si le projet s'avère concluant, Westech pourrait bien être propulsée à
la fine pointe de la technologie et devenir un des rares fournisseurs
de plants de fraises biologiques au Canada. Cependant, Mme Dorgan
estime qu'il est trop tôt, à l'heure actuelle, pour se projeter ainsi
dans l'avenir et qu'il importe, pour le moment, d'en apprendre le plus
possible sur cette culture. « Si tout va bien, quand le projet aura
été complété, dans trois ans, nous serons en mesure de décider si ça vaut
la peine de passer à la vitesse supérieure. »
Cet article a été publié initialement dans le PEI ADAPT Council Industry
Newsletter
Vol. IV; no 9; 9 septembre 2005
Personne-ressource :
Phil Ferraro, directeur administratif, ADAPT Council de l'Î.-P.-É.
a/s The Farm Centre
420, University Avenue, Room 103
Charlottetown, (I.-P.-É.) Canada C1A 7Z5
No de téléphone : 902-368-2005
No de téléphone : 902-368-2520
Courriel : adapt.pei@pei.sympatico.ca
ou adapt@pei.aibn.com
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