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Utilisation des cultures allélopathiques et des couvre-sol pour maîtriser les mauvaises-herbesB. Frick, E. Johnson - Ferme expérimentale de Scott Problème Autant certaines plantes cultivées que des mauvaises herbes se sont révélées contenir des composés peuvant être considérés comme allélopathiques. Cela comprend des cultures telles que l'orge, l'avoine, le blé, le seigle, le canola, plusieurs espèces de moutarde, le sarrasin, le trèfle violet, le trèfle blanc, le mélilot, la vesce velue, la fétuque rouge traçante, la grande fétuque et le ray-grass anglais. Ces plantes, lorsqu’elles sont présentes dans la rotation, peuvent supprimer certaines mauvaises herbes dans les cultures qui les suivent ; cependant, on ne peut attribuer les effets de suppression des mauvaises herbes uniquement à l'allélopathie. Comme pour toutes autres techniques, on doit faire preuve de prudence. Les cultures possédant les propriétés allélopathiques peuvent réprimer la croissance des cultures suivantes. On peut semer des couvre-sol pour protéger le sol contre l'érosion, pour favoriser l’accumulation de neige ou pour augmenter la matière organique du sol. Quand la plante abri fixe l'azote ou améliore autrement les propriétés du sol, elle est souvent désignée sous le nom d'engrais vert. Les couvre-sol et les engrais verts peuvent avoir des caractéristiques qui nuisent aux mauvaises herbes. Elles peuvent fournir de l’ombre au sol, réduisant de ce fait les fluctuations de températures et la germination des graines de mauvaises herbes qui ont besoin de telles conditions. Elles peuvent également concurrencer les mauvaises herbes, et réduire ainsi leur vigueur ou encore elles peuvent avoir des propriétés allélopathiques. Les céréales avec un rapport C:N élevé peuvent, lorsqu’elles sont utilisées comme couvre-sol, immobiliser l'azote du sol et permettre aux plantes fixatrices d'azote d'être plus concurrentielles. Le travail du sol nécessaire pour détruire le couvre-sol supprimera également beaucoup de mauvaises herbes. Certains couvre-sol peuvent être semées dans les cultures
existantes. Si c’est le cas, le temps du semis devrait correspondre
au moment où les mauvaises herbes ne causeront plus de pertes de
rendement (à la fin de la période critique). On peut également
semer des couvre-sol après la moisson, ou au lieu d'une jachère.
Une culture couvre-sol établie avec succès peut produire
une couverture suffisamment dense en automne pour interférer avec
la croissance des mauvaises herbes vivaces ou annuelles d'hiver. La plupart
des expériences de culture de couvre-sol sont faites avec des céréales
d’automne ou d'hiver semées vers la fin de l'été
et détruites par des herbicides, au printemps suivant. La recherche
effectuée à Lethbridge a permis de constater qu'un couvre-sol
bien établi et vigoureux de seigle d’automne, détruit
au printemps par les herbicides ou le labour, a limité la prolifération
des mauvaises herbes pour le reste de la saison de jachère. Le
couvre-sol a protégé le sol contre l'érosion et on
a obtenu une réduction de 50% de la biomasse de mauvaises herbes
à l’automne comparativement à la jachère nue. Il n’est pas nécessaire que les paillis destinés
à inhiber la croissance des mauvaises herbes soient des résidus
de récolte. On peut utiliser le fumier comme paillis pour couvrir
de petites surfaces couvertes de mauvaises herbes vivaces. On doit appliquer
une quantité substantielle de fumier pour que cela soit efficace
– un mètre ou plus de profondeur, et dépasser l’endroit
visé d’au moins 1,30 m. Autre paillis : papier de goudron
ou polyéthylène noir et copeaux de bois. Pour obtenir une
suppression efficace de la mauvaise herbe, le paillis doit être
laissé en place pendant au moins un an. Vérifiez auprès
d’un agent de certification pour savoir si un paillis autre que
végétal est autorisé. |
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© 2011, Organic Agriculture Centre of Canada (OACC)