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Pétition abordant les préoccupations relativement aux produits chimiques que renferme la nourriture importée
Cette pétition vise à donner aux consommateurs le droit de connaître la provenance et le contenu de leur nourriture

Par Jeffrey Carter, article spécial de l’Ontario Farmer, le 8 mai 2007

Pour leur bien-être et celui de leurs enfants, les Canadiens devraient avoir le droit de savoir ce qu'ils mangent.

Cette préoccupation est présente dans une pétition qu’ont fait parvenir Ralph Ferguson et cinq autres résidents du sud-ouest de l'Ontario à la vérificatrice générale Sheila Fraser, responsable du Bureau du commissaire à l'environnement et au développement durable.

« Ainsi, d’ici la fin juin ou d’ici septembre au plus tard, elle devrait être déposée à la Chambre des communes », affirme l'ex-député provincial de Lambton-Middlesex.

M. Ferguson, qui a été ministre canadien de l'Agriculture pendant une courte période, faisait référence à un article récent du Globe & Mail qui mentionnait que le cancer est en voie de dépasser les maladies cardiaques comme première cause de décès au Canada. Le problème peut être lié à diverses raisons, dont les résidus de pesticides.

« Dans un rapport du Comité de l'environnement de la Chambre des communes, que préside l'honorable Charles Caccia, on mentionne que 12 ingrédients chimiques utilisés dans la production alimentaire d’autres pays étaient interdits au Canada », déclare M. Ferguson.

« On n'a qu'à aller dans la plupart des épiceries pour voir des fruits et légumes en provenance de pays tels que les États-Unis, le Mexique, le Pérou et le Chili. Il y a quelques semaines, on a retrouvé de la laitue de Californie contaminée au colibacille (à l’E. coli) ».

M. Ferguson signale également que des expéditions de lait et de produits laitiers – au delà de trois camions-citernes par semaine – arrivent en Ontario en provenance du Michigan, par le pont Bridgewater de Sarnia/Port Huron. Ces chargements peuvent provenir de vaches traitées aux recombinants de somatotrophine bovine (STb), une substance interdite au Canada.
Selon les dires de M. Ferguson, il est certain que la STb augmente la concentration de l’hormone de croissance de l'insuline dans le lait. Le cancer, surtout chez les enfants, a été lié à l'augmentation de ces niveaux.
M. Ferguson fait remarquer qu’aux États-Unis, il existe encore une forte opposition à l'utilisation de la STb, bien qu'elle ait été approuvée là-bas.

« Fait incroyable, ce produit a été interdit au Canada, non pas parce qu'il est nocif pour les enfants, mais parce qu'il est dangereux pour les vaches », dit-il.

Une autre cause probable de cancer dans le sud-ouest de l’Ontario peut être liée aux tests nucléaires de surface de 1957, affirme M. Ferguson. Huit fois, des nuages radioactifs ont traversé la province, et leur radioactivité a contaminé le système alimentaire de la région lors de fortes pluies, cet été-là.

M. Ferguson a émis ces commentaires lors d'une conférence de presse qui a eu lieu à sa résidence le 1er mai. Ont également pris la parole M. Tim Fugard, candidat libéral fédéral élu dans Sarnia-Lambton, et l'activiste libéral David Orchard.

« Il incombe à l'Agence canadienne d'inspection des aliments de faire les tests appropriés sur tous les aliments qui entrent au Canada », déclare M. Fugard.

« Nous devons savoir d'où provient notre nourriture et connaître sa qualité ».

M. Orchard avance que les besoins en matière d'étiquetage doivent être repensés au Canada, de sorte que les consommateurs sachent ce qu'ils achètent. Le système actuel est trompeur.

L’agriculteur de la Sakatchewan recommande aussi un retour aux accords commerciaux bilatéraux en vertu de l'Organisation mondiale du commerce plutôt qu’en vertu des règles établies par les accords de libre-échange faisant intervenir le Canada, les États-Unis et les pays de l'hémisphère occidental.

Certains agriculteurs qui assistaient à la conférence de presse disent que les questions de salubrité et de qualité pourraient entraîner des répercussions économiques négatives.

M. Davis Bryans, de Munro Honey, à Alvinston, affirme qu’au Canada, la moitié du miel est présentement fourni par des importateurs. En plus d'un impact sur les coûts, un problème demeure : la pollinisation des récoltes.

M. Peter Geerts, un pomiculteur près d'Arkona, avance que les concentrés chinois sont la principale préoccupation pour son secteur.

« Ils sont importés… surtout de Chine. Ils estiment que 60 % du jus (vendu en Ontario) provient de concentrés, et il n'y a aucun fabricant de concentrés en Ontario ».

M. Jim McKenzie, médecin praticien de Sarnia, propose aux gens qui se préoccupent de leur alimentation de former des alliances qui dépassent les frontières internationales, et de collaborer avec des groupes comme le Sierra Club.

De concert avec M. Ferguson, des résidents de Lambton et de Middlesex, dont M. Davis Bryans, Mme Heather Morwood, MM. Jack Johnson et Graham McLean et Mme Vicki Fisher, ont signé cette pétition qui a été envoyée à l’ombudsman des enfants.

 

Le Centre d'agriculture biologique du Canada (CABC) désire remercier l'Ontario Farmer, qui a permis la reproduction de cet article sur notre site Web.

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Affiché en septembre 2007

 

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