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Obligé d’entasser, ou faire le choix de regrouper? L’espace attribué indique une attirance sociale chez les poulets à frire

Kian Febrer *, Tracey A. Jones *, Christl A. Donnelly† et Marian Stamp Dawkins *

* Département de zoologie, Université d’Oxford: † Département des maladies infectieuses, Épidémiologie, Collège Impérial

Résumé
Nous avons étudié la réaction des poulets à frire (viande), élevés pour le commerce, à leur environnement social à partir de cinq groupes d’approvisionnement, sous l’angle de leur densité et de leur comportement par rapport à l’espace.

Nous avons utilisé un modèle informatique dans lequel fut introduit un paramètre « aversion/attraction sociale » en fonction de différents critères, afin de créer des simulations où les poulets étaient en situation d’aversion, d’indifférence ou d’attirance positive les uns envers les autres.

Nous avons analysé la répartition, en termes d’espace, des poulets vivants qui ne sont pas en train de se nourrir ni de boire, en nous servant de transcriptions sur bandes vidéo disponibles dans le commerce, afin de voir quel genre de modèle convenait le mieux aux données observées.

Dans tous les groupes d’approvisionnement, certains poulets ont été placés (selon une répartition au hasard) en groupes plus denses que d’autres. Leur répartition se faisait davantage selon un modèle d’attirance sociale selon lequel de faux volatiles rejetaient une position éventuelle si leur distance par rapport à d’autres était trop grande.

Le cadre paramétrique qui convenait aux données observées était un modèle où les faux poulets manifestaient une forte probabilité de rejet d’une position si le poulet le plus proche se trouvait éloigné de plus des 75 cm prévus : ils manifestaient une attirance sociale plutôt qu’une aversion.

Ce résultat suggère que, même dans les cas de forte densité chez les poulets destinés à l’approvisionnement commercial, les poulets à frire réels trouvent plus attrayant que repoussant le proche voisinage d’autres volatiles.

Mises à part la bousculade et la longueur des pas par déplacement, le comportement n’a pas changé chez les groupes étudiés, destinés à l’approvisionnement – sauf pour la façon de se déplacer, ni les critères de santé les plus évidents chez les volatiles (mortalité, abattage sélectif et état des pattes).

 

Source
Animal Behaviour, Volume 72, Nº 6, Décembre 2006, pages 1291 à 1300

English version

Affiché en mai 2008

 

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