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Une première description des réactions physiologiques et comportementales à l’écornage des chevreaux

L. Alvarez et J. Gutiérrez

Résumé
Dans le but de déterminer les réactions de stress à l’écornage, on a étudié les réactions physiologiques et comportementales chez des chevreaux écornés, en les comparant à un groupe témoin. Les chevreaux écornés (n = 14) l’ont été par thermocautérisation, et ceux du groupe-témoin (n = 15) ont fait l’objet de la même gestion d’élevage sans être écornés. Le taux de cortisol a été mesuré à -20, -10 et 0 minutes (avant traitement), ainsi qu’à 0, 10, 20 et 30 min et 1, 2, 3 et 4 heures après l’écornage. La fréquence et l’intensité des réactions comportementales (coups de pattes, vocalisations) ont également été enregistrées pendant l’écornage.

Le taux de cortisol était plus élevé chez les chevreaux écornés que chez ceux du groupe-témoin durant les 2 premières heures après l’intervention. La zone de cortisol sous la courbe était 235 % plus élevée chez les chevreaux écornés comparativement aux animaux-témoins (828 [± 67,4] et 350 [± 65] nmol L-1, respectivement). On a noté des comportements intenses chez un plus grand nombre de chevreaux écornés (100 %) et avec plus de fréquence que les chevreaux témoins.

Ces résultats indiquent la présence d’un stress aigu et une expérience potentiellement douloureuse. En conclusion, l’écornage des chevreaux déclenche une forte hausse de cortisol qui dure de 2 à 3 heures et des réactions comportementales marquées; ce qui semble clairement indiquer la nécessité d’utiliser des anesthésiques/analgésiques pour éviter la douleur et le stress.


Source
Animal Welfare (2010) 19: 55-59


Facultad de Medicina Veterinaria y Zootecnia, Universidad Nacional Autónoma de México, Ciudad Universitaria, Ciudad de México, México 04510


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Affiché en mai 2010

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